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On peut trouver de nombreuses controverses dans l’histoire de l’architecture, mais aussi intéressantes soient-elles, le débat sur l’architecture semble aujourd’hui refermé sur lui-même, et s’être figé comme une biche aveuglée par les phares d’une voiture de nuit.

 

Ces controverses confrontent souvent des thèses s’opposant violemment et qui à première vue ont été nourries pendant plusieurs décennies. Mais après une investigation plus approfondie de leurs contextes, et bien sûr de leurs traces, on remarque que ces oppositions se sont consumées avec le temps et sont restées sans suite. Les controverses qui se sont développées à partir des années 1960 plus précisément, ont subitement mené à une impasse. Sans relève pour les dépasser et reconsidérer l’objet de leur contenu, on a assisté à un évanouissement de la dynamique intellectuelle au cours des années 1990 à l’endroit même du monde des idées architecturales. Il s’avère que ces idées sont maintenant épuisées, elles ne sont plus remises en questions, elles ont presque disparu.

Et c’est avec un grand regret, que l’on s’aperçoit ne pas avoir conservé actuellement les bénéfices de la première phase d’enrichissement et de foisonnement théorique qu’elles ont provoqué et qui était très intéressante, et sommes maintenant revenus à un consensus faisant taire les extrêmes qui s’opposaient alors — c’est ce que l’on pourrait penser de certains projets collectifs et participatifs investis d’un élan démocratique par exemple, compris parfois comme une manière d’étouffer le débat d’idées et le conflit.

 

Mais alors comment tirer profit de ces mouvements violents et retrouver le plaisir de la dispute qui animait les acteurs de ce moment significatif ?