thèse

 

Violence et architecture
post-moderne
Thèse de doctorat en cours

 

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Depuis sa constitution en un courant international, l’architecture moderne a subi les feux de la critique pour être responsable de maux de toutes sortes (prescription existentielle, autorité, mécanisation, etc.), dont la violence est certainement l’un des traits communs. Bien évidemment la violence et l’architecture sont intimement liées depuis l’antiquité, comme en attestent les récits de fondation du monde, des villes et des édifices, tous traversés par des manifestations marquantes de la violence (meurtre, symbolique du sang, sacrifice…). Présentée dans la perspective de cet héritage, l’architecture moderne est ainsi, sous la plume de ses critiques, porteuse de formes évidentes de violence, dont le dépassement « post-moderne » est au contraire postulé par Jencks et consorts comme une architecture soucieuse d’autrui, éclectique, inclusive et relativiste. À lire ces critiques, les siècles de violence en architecture seraient solubles dans ce nouveau programme. À l’inverse, cette thèse démontre qu’à l’opposé de ce nouvel humanisme dont s’est drapée l’architecture post-moderne, celle-ci s’est en fait accompagnée d’une forme de violence indirecte, douce, symbolique, mais bien plus forte, dont on peut se demander si les effets sont encore ressentis de nos jours.